J comme jeu

Par son aspect ludique, le jeu crée de l'attachement chez l'Homo Ludens(*). Et donc, par ricochet, de l'engagement. Pas mal, pour ceux qui cherchent encore un intérêt à agir!... Et puis, pour ceux qui se prennent à rire des hasards et synchronicités(**) que la vie place en chemin, voilà une bonne occasion de jouer à créer des liens. «Et s’il n’y avait pas de hasard?...», susurre une petite voix... D'autant que l’humour détend les connexions neuronales, facilitant ainsi l’accès aux nouvelles idées. Jusqu'à se jouer de la sagesse, à la façon d'Anatole France:

------- 
(*) Homo Ludens, livre de Johan Huizinga
(**) Désigne, pour des événements arrivés en même temps et à première vue sans aucun rapport, les liens souvent intuitifs qu’une personne propose pour les associer. Ces liens sont donc très subjectifs.

Et aussi: joie, jachère, jaillir, jamais, je-ne-sait-quoi, jean-s'en-fiche...

K comme kaiser...

ou calife à la place

Ahh! Le désir d'être en haut, ou d'au moins en avoir les attributs!... Bref, faire avec cette envie toute humaine: décider de sa propre destinée, avoir la paix, se sentir libre... "D'ailleurs...", propose une petite voix, "...si tu faisais le pari que tu as les clés de ton avenir en main, qu'en ferais-tu?"... Pousser ainsi chacun à conduire sa marche, emporte délégation. Celle qui dit: "Décides!..., avec la responsabilité associée". Et même: "Co-construisons!"... Bien mieux que vouloir paraître calife à la place du kaiser... Calife qui aurait gagné le recul de la célèbre chorégraphe Isadora Duncan, celle qui révolutionna la danse en son temps, et déclara un jour:

Et aussi: kif, kilomètre, kss! kss!, karma, kermès, kyrielle...

L comme langage

Penser et parler, permet de traduire sa propre expérience en mots. En gardant à l’esprit que, sitôt les mots prononcés, l’expérience est déjà filtrée... Le langage donne néanmoins du sens au changement, et ce faisant, du souffle à la nécessité qui nous a mis en route. En gardant à l'esprit ce qu'en dit Antoine de Rivarol, au siècle des lumières:

 

Voici quelques leviers pour parler "mieux". 

 

1- Parler vrai, authentique, sincère, les émotions et l’intuition connectées. «Si j’étais vraiment moi-même, si je n’avais rien à protéger, qu’est-ce que je dirais maintenant?...».

 

2- Parler pour soi, en se réappropriant le «je». A défaut de considérer que l'autre me perd (voire même l'en rendre coupable...), regarder comment je me suis laissé perdre, et le bénéfice que j'en retire!...

 

3- Éviter de discuter des perceptions, pour plutôt rechercher les besoins sous-jacents. "De quoi as-tu besoin, pour te transformer?...", "De quoi as-tu envie, pour te sentir plus dynamique?...", etc.

 

4- Au lieu de figer le langage autour de jugements et croyances, que les adverbes d’éternité renforcent à bon compte («toujours», «jamais»...), préférer le questionnement ouvert sur l’inconnu: et si?...

 

5- Quand je suis tenté(e) de refuser, prendre plutôt le risque de proposer d'autres alternatives, que l’autre est libre d’accepter… ou non. 

Et aussi: là-bas, lien, laboratoire, limite, laisser-faire, lâcher, liberté...